Acheter une unité qui n'existe pas encore demande une compréhension différente de celle d'un achat à la revente. Le contrat préliminaire signé avec le promoteur est encadré par la Garantie de construction résidentielle (GCR), le plan de garantie obligatoire pour la grande majorité des habitations neuves vendues par un entrepreneur au Québec depuis 2015 — et non par une promesse d'achat classique.
La garantie GCR couvre trois périodes distinctes : un an pour les malfaçons non apparentes à la réception, trois ans pour les vices cachés, et cinq ans pour les vices de conception, de construction ou de sol. Elle protège aussi les dépôts versés avant la livraison — un acheteur ne peut être obligé de verser plus de 5 % du prix de vente en acompte, et les sommes versées sont protégées si l'entrepreneur ne respecte pas ses engagements.
L'inspection préréception, réalisée juste avant la remise des clés, est l'étape où toutes les déficiences visibles doivent être officiellement consignées. C'est un moment déterminant : tout ce qui n'est pas noté à ce stade peut être plus difficile à faire corriger par la suite, même si la garantie GCR demeure applicable pour les vices couverts qui apparaissent plus tard.
Les délais de livraison annoncés par les promoteurs sont des estimations, pas des garanties absolues — il est normal de prévoir une marge de manœuvre dans sa planification, particulièrement pour un déménagement qui dépend de la vente d'une propriété actuelle. Un accompagnement par un courtier qui connaît bien le processus d'achat dans le neuf permet d'éviter plusieurs pièges fréquents, du choix des options de finition jusqu'à la négociation des clauses du contrat préliminaire.